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Les bienfaits de la nature

La nature complète les bénéfices de l’exercice. Ses vertus sur notre équilibre intérieur sont multiples. En nous connectant à elle nous nous reconnectons à notre écologie intérieure. Elle est notre écosystème, notre milieu de vie privilégié. Nous ne pouvons pas nous contenter de la contempler à travers l’écran de nos téléviseurs, via des reportages sur la vie sauvage, car nous avons besoin de nous y ressourcer personnellement. Il y a une nécessité à se tremper dans la nature. A respirer la nature, à la goûter, à l’entendre, à la toucher, à la contempler. Nos cinq sens constituent nos portes de communication intime avec elle, si toutefois nous sommes vraiment présents à l’instant, et conscients.

- La vue :


S’émerveiller devant le spectacle de la nature augmente le taux de cytokines pro-inflammatoires, des protéines qui boostent le système immunitaire. Cela serait dû notamment aux formes fractales présentes dans la nature, qui sont jugées universellement belles (comme celle de l’arbre, du flocon de neige, du nuage…). Le fait de les regarder, sans même en avoir conscience, diminue le niveau de stress jusqu’à plus de la moitié.

De plus, dans la nature le vert et le bleu du ciel (ou de la mer) sont les couleurs dominantes. Ces couleurs sont ancrées, depuis la genèse de l’humanité, dans notre cerveau reptilien, comme des couleurs sources d’approvisionnement, de nourriture et d’eau.

Chaque couleur se situe sur une longueur d’onde particulière, émet une certaine fréquence et dégage de l’énergie. La couleur est une perception des ondes de la lumière visibles par l’œil humain. Elle résulte de la stimulation des cônes oculaires, lesquels sont des photorécepteurs situés dans la rétine. Ces couleurs émettent des longueurs d’ondes rassurantes pour le cerveau. Ainsi rassuré, le rythme cardiaque baisse, le stress diminue, le corps et l’esprit se détendent.

La couleur verte est la couleur de la nature, celle de la croissance, de la santé. Elle apporte une sensation rafraîchissante. La couleur bleue est, quant à elle la couleur de la connaissance, de la sécurité, de la confiance et de la sérénité.
L’association de ces deux couleurs nous déstresse et nous délasse.

- L’odorat :


Dans la forêt, les bienfaits sont décuplés par la fine brume d’huiles essentielles émise par les arbres et que nous respirons en marchant sous leur couvert. En forêt, l’atmosphère est riche en terpènes ou en phytoncides, des essences odorantes produites par les arbres pour se protéger des agressions microbiennes.
On sait aujourd’hui qu’en les inhalant, on accélère l’activité des lymphocytes (des globules blancs qui jouent un rôle important dans le système immunitaire) ou la sécrétion de la sérotonine (l’hormone du bonheur). Ce sont également ces molécules odorantes qui apaiseraient nos humeurs et favoriseraient notre système immunitaire. ».

Dans le sol en forêt se trouve une bactérie nommée Mycobacterium vaccae. De récentes recherches ont démontré qu’elle joue un rôle d’antidépresseur naturel en augmentant les taux de sérotonine chez l’humain (un neurotransmetteur indispensable pour que l’humeur soit au beau fixe). Elle a également une action bénéfique sur le système immunitaire et sur tes capacités cognitives (mémoire, attention…).

- L’ouïe :


En écoutant le silence, tout comme les sons naturels (bruissement des feuilles, chant des oiseaux, ruissellement de l’eau), alors nous stimulons notre système nerveux parasympathique ce qui induit un état de relaxation ressourçant.

- Le toucher, les sensations :


Le docteur Qing Li, professeur à l’école de médecine de Tokyo et expert mondialement reconnu en sylvothérapie, est le premier à avoir communiqué sur le sujet. Le fait d’enlacer les arbres porte un nom le « tree hugging ». L’objectif est de ressentir plus intimement l’énergie des arbres. Il y aurait même un choix à effectuer parmi les différentes essences, lesquelles nous parleraient de nous-même et constitueraient une piste d’introspection éclairante. Ainsi les saules consoleraient, les chênes donneraient de la force, les tilleuls de la chaleur, les noisetiers de la sagesse, les bouleaux une forme de renaissance.

Toucher la nature pour s’y connecter plus intimement. Ressentir les sensations de la caresse de l’air sur les parties découvertes de notre corps…

- Le goût :


Il y a quelques plantes toxiques dans la nature, mais un nombre encore plus important qui méritent d’être goûtées. Mangeons des pâquerettes, des trèfles, de l’oseille sauvage, de la grande mauve, des violettes, sans parler des fraises des bois, des mûres, des noisettes, des châtaignes, des faînes des bois, des mûres, des noisettes, des châtaignes, des pignons de pin, des myrtilles etc…

- La respiration :


La respiration apporte à notre système nerveux une détente significative, la respiration ample que demande la marche est un autre vecteur d’amélioration de notre santé.


Les lectures ayant contribué à la rédaction de cet article :

- Valérie Germain, Les nouveaux pèlerinages, pas à pas une rencontre avec le monde et avec soi.
- Frédéric Lenoir, Jung un voyage vers soi
- Bertrand Leroy,
- Dr Qing Li, Shinrin yoku, l’art et la science du bain de forêt. First Edition, 2018. 320 p.
- Peter Wohlleben, La Vie Secrète des Arbres. Les Arènes, 2017. 260 p.
- Regroupement d’articles scientifiques (ici en anglais) Association of nature & forest therapy